Prévisions: les taux immobiliers en 2018

Pour emprunter mieux vaut connaître les tendances. L’évolution des taux de crédit peut permettre de se décider à bon escient. Depuis quelques années déjà, on assiste à une baisse des taux d’intérêts. Mais qu’en sera-t-il dans quelques mois, les taux vont-ils remonter ?

En principe les banques devraient être sur la même longueur d’onde, qu’il s’agisse du CIC, de la Banque Postale, du Crédit Mutuel, de la BNP, du Crédit Agricole, de la Banque Populaire, de la Société Générale ou de la Caisse d’Epargne, pour ne citer que les plus importantes. La prévision des taux immobiliers n’est pas une science infaillible. Toutefois, certaines tendances sont acquises.


Les prix de l’immobilier vont continuer à baisser

Les agences parlent d’une seule voix quant au prix de la pierre. Il ne devrait pas remonter, pire, il devrait descendre progressivement pendant les 5 prochaines années. Les crédits vont-ils suivre cette tendance ?

Rien ne nous laisse penser le contraire, ce qui va donc permettre aux futurs propriétaires de faire une double bonne affaire. Reste à connaître le moment où le plancher sera atteint, pour ne pas le louper, mais là, il faut s’y entendre en boule de cristal. Rappelons que plus un emprunt est cours dans le temps, et meilleur sera le taux.


Un autre enjeu, et de taille, va être le politique des banques quant aux prêts

Ci ceux-ci chutent, ils sont de plus en plus difficiles à obtenir, même avec une bonne situation. Peu de profits donc 0 risque pour les organismes financiers. S’ils veulent attirer de nouveaux clients, et en particulier les jeunes couples d’actifs, ils vont devoir faire des efforts et lâcher du lest.

Pour les très bons dossiers, pas de souci : il est toujours possible pour eux de négocier, en particulier sur les frais de dossier et l’assurance.


Pourquoi l’heure de la hausse n’est pas encore venue ?

C’est d’abord une question d’inflation. Malgré tous les efforts des gouvernements et de la BCE, la conjoncture en Europe est morne, et les prix ne sont pas tirés vers le haut, ce qui explique aussi pourquoi les livrets offrent si peu de rendements.

La seule façon de changer la donne, c’est que la consommation reparte, et l’achat des pierres avec elle. Les banques le savent, et cela serait aussi dans leur intérêt, raison pour laquelle les prêts descendent encore un peu. Si retour de la croissance il y a (un jour), la tendance à ce niveau là pourrait s’inverser. Car le marché a besoin de redémarrer, c’est une grosse partie de notre économie qui est dans cette attente.

Et si la baisse s’intensifiait ?

Actuellement, nous sommes autour des 1,30% brut, on parlera des assurances plus tard. Les banques ont-elles les reins assez solides pour nous emmener sous les 1% ? Cela réduirait l’endettement des français, et c’est une bonne chose. La question reste de savoir si on va permettre aux primo-accédants d’emprunter, ce qui au vu des conditions demandées, leur est un peu compliqué, même avec deux salaires et des garanties financières.

C’est pourtant eux, de part leur nombre, qui font le marché. Sous les 2%, tout ce petit monde devrait quand même être bien boosté pour tenter d’en profiter.

Et payer son crédit moins cher, c’est avoir plus de sous à investir dans sa maison ou dans son appartement. On peut ainsi gagner quelques mètres carrés, ou se rapprocher du centre ville. De toutes les manières, il faut au moins être capable d’apporter 10% de la somme, en plus des frais de notaire pour être pris au sérieux par son banquier. Veilliez aussi à ce que votre taux d’endettement ne dépasse pas les 33% au risque de voir votre demande refusée.

Les arguments contre

Comme souvent, ils sont macro économique. Et tout le monde surveille du coin de l’oeil la Grèce et la Russie. Si les deux pays arrive à se stabiliser (pas pour les mêmes raisons) alors tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Dans le cas contraire, personne ne sait comment vont réagir les marchés, en tout cas pas très bien. Mais comme le dit l’adage, nul ne sait ni le jour ni l’heure.

baisse des taux

Le mouvement des taux à la baisse devrait, par ailleurs, se poursuivre, encourageant le redémarrage du marché. La barre des 1 % pourrait être franchie dans les prochains mois, estime Meilleurtaux.com, qui met en avant « l’action récente de la Banque Centrale Européenne qui garantit aux banques un accès facilité et à bas coût aux liquidités ».

Si du côté des banques « les feux sont au vert », les incertitudes économiques et la précarité du marché de l’emploi pourraient toutefois peser sur les décisions des ménages.

Est-ce le moment d’acheter ?

Même si chacun est maître en son royaume, on serait tentés de dire oui, pour profiter des taux bas qui finiront bien un jour par remonter. On tempère toutefois cela par le fait que la pierre, elle, devrait continuer à coûter de moins en moins cher, et que les tarifs moyens de l’immobilier ne sont pas prêt de retourner dans une spirale ascendante. Neuf ou ancien : même combat.

Qu’elles sont les régions qui ont le plus baissée ? La Lorraine et le Languedoc-Roussillon, – 7%, la Picardie et le Poitou-Charentes, – 6%, l’Auvergne et Rhône-Alpes, -5%, sont les mauvais élèves. L’Ile de France, la région Centre, la Bourgogne, la Franche-Comté, l’Alsace et la Provence Alpes-Côte-d’Azur contienne la baisse à 2%.

Du côté de la Normandie, de la Bretagne, et de l’Aquitaine, on limite les dégâts autour de -1%. La seule région ou tout va pour le mieux reste le Limousin, avec un +3%, il faut dire que celle-ci était largement sous-évaluée.

A quel taux emprunter pour acheter à Paris ?

Quand on parle d’immobilier, on en revient toujours à Paris, qui cristallise les rêves de fortune. Même si pour une vie meilleure, il faudra repasser. La capitale reste déconnectée de la réalité, avec son marché propre.

Toutefois, en ce qui concerne le taux d’un crédit, la ville lumière suit la tendance, avec l’abaissement du barème. L’effort des banques est surtout fait sur les petits crédits et sur les durées courtes, là où le risque pour elles est le moins important.

faire racheter son prêt

L’idéal reste donc de pouvoir faire un prêt sur 10 ans, ce qui suppose d’avoir déjà un apport personnel important avant d’aller voir son conseiller pour monter un dossier. Actuellement, on peut obtenir du 1,45%. Ca laisse rêveur nos parents qui ont connu des taux les endettant pour une grande partie de leur vie active.

Les emprunteurs vont pouvoir renégocier leur prêt à la baisse

Et que se passe-t-il pour ceux qui ont déjà bouclé leur emprunt depuis un moment et qui voient le train leur filer sous le nez ? Une baisse aussi importante va leur permettre de renégocier, même si cela à un coût, ils devraient quand même en sortir gagnants à l’heure de faire le bilan.

Et il n’est plus nécessaire d’attendre d’avoir déjà remboursé pendant quelques années avant de le faire. La baisse est si massive qu’il est conseillé de ne pas attendre, même avant 1 an de remboursement. Bien sûr, tout va dépendre de la somme en jeu, mais pour les durées assez longues, l’économie peut être belle.

Comment se passe un rachat ?

Souvent, votre banque n’y a pas grand intérêt, et il ne faudra pas hésiter à aller voir un concurrent pour cela, même avec les pénalités prévues au contrat (il y aura toujours des frais de remboursement anticipé et des nouveaux frais de dossier).

De toute façon, vous pouvez vous servir des établissements voisins pour avoir des atouts de négociations avec votre conseiller. Pour qu’il s’aligne, il faudra quand même être un sacré bon client, car il le fera à perte, par rapport au taux où il a lui même emprunté au moment de la signature.

Attention, vous ne devez le faire que si tout va bien du côté professionnel, car il faudra à nouveau justifier de ses revenus. S’ils ont chuté, ne changez rien, et restez avec votre emprunt actuel.

Pour bien emprunter, les règles sont simples : il faut commencer par faire une étude de concurrence, en allant voir votre banquier historique avec déjà en main quelques propositions, pour voir s’il peut faire au moins aussi bien.

Ne pas se précipiter, et savoir que monter un dossier de crédit immobilier prend plusieurs mois, et que l’on peut s’arracher quelques cheveux au passage si les choses traînent trop et que le vendeur s’impatiente. Si les banques respectent en principe les délais, elles vont au bout de ceux-ci. Bonne chance à tous, bons achats et bonnes ventes !