Meilleur taux de placement: assurance vie, PEA, PEL, super livrets…

Une nouvelle année et bien des questions qui se posent pour placer son argent au meilleur taux. PEL ou assurance vie ? Quelles actions acheter ? Faut-il ouvrir un livret boosté ? Faut-il investir dans l’immobilier ? Quels sont les meilleurs placements financiers à court terme et les placements bancaires les plus intéressants ? Pour vous permettre de vous y retrouver dans cet univers impitoyable, à suivre, un comparatif des meilleurs placements.


L’assurance vie : démêler le vrai du faux


Les meilleurs taux de placement pour 2016 ne sont pas toujours ce qu’ils devraient être, à la vue des offres alléchantes. Car à lire entre les lignes, on s’aperçoit quand même que sur de nombreux contrats, les frais prélevés pour une raison ou une autre viennent largement faire baisser les rendements. Car le taux annoncé en gros chiffres flamboyants n’est pas ce que l’épargnant va toucher au final, et l’addition risque d’être salée et de ne pas plaire à tout le monde.

En plus des frais, de garde, de gestion et de versement, il y aura les prélèvements sociaux à payer sur les intérêts. Heureusement, certains contrats des banques en ligne ne facturent pas de frais, mais ils sont peu nombreux.

Et puis, il ne faut pas oublier que si vous gardez votre contrat d’assurance vie ouvert suffisamment d’années pour ne pas être imposé dessus, l’inflation sera passée par là, et mécaniquement aura fait baisser le taux de rendement. Ce qui va rester dans votre poche à la fin risque bien de vous décevoir, car ce sont des calculs qu’on maîtrise mal.


Fonds en euros ou unité de compte

Que choisir pour avoir le meilleur rendement ? C’est l’éternelle dualité entre un placement où on est certain de ne pas perdre d’argent, et une assurance vie qui va rapporter un peu plus, mais où l’épargnant prend des risques.

Car si on penche pour l’unité de compte, il faut espérer que les valeurs boursières qui en font partie vont monter. Hors, l’expérience passée nous fait dire que le rendement de ces deux contrats d’assurance vie n’est pas si éloigné que cela.

Les fonds en euros, malgré leur absence manifeste de prise de risque se maintiennent à un taux tout à fait défendable. Car investir sur des valeurs boursières, c’est devoir arbitrer, et donc s’en occuper pleinement.


La bourse est faite de cycles

Ca monte et ça descend, il ne faut donc pas rater le train en marche quand il passe. Et à moins de bénéficier de conseils constants, ceux qui ratent le train sont légions. Tout le monde ne peut pas faire comme Warren Buffet : acheter quand ça baisse et vendre quand ça monte. Attention donc à ceux qui veulent vous vendre l’unité de compte comme la solution à tous vos problèmes. Les promesses de fortune seront loin d’être honorées au final.

Bon, un petit mot quand même sur les fonds en euros. Si ces derniers sont sécurisés, ils rapportent bien moins que par le passé, et les rendements baisses d’année en année. Les pronostics pour 2017 et suivantes vont hélas dans ce sens. On se rapproche tout doucement des 2% : de quoi mettre du plomb dans l’aile au placement préféré des français ?

Le rendement d’un PEA 


Devant les difficultés que rencontrent les autres placements à rapporter, on peut donc être tenté de se diriger vers la bourse, plus dynamique qu’un livret A. Le plus simple, fiscalement parlant, et d’ouvrir un PEA, et de s’y constituer un portefeuille diversifié pour répartir les risques.

En cas de dividendes ou de plus values (ce qui n’arrive pas à tous les coups si on perd son sang froid), la fiscalité en vigueur permet de ne pas y laisser trop de plumes, contrairement à un compte titres classique.

Pour cela, il faudra laisser ouvert son plan pendant le nombre d’année convenu à son ouverture, 5 ans au minimum. Et cinq ans, c’est long, quand on a besoin de récupérer ses sous. Vous aurez le droit de vendre, mais pas de retirer l’argent, au risque de perdre tous les avantages et l’abattement de 40%.

Attention : toutes les actions ne sont éligibles dans le cadre d’un PEA, et rien ne dit que la dernière biotech à la mode qui pourra vous rendre riche très vite le sera. Seules certains actions françaises et européennes sont donc concernées.

Combien peut-on gagner ?

Le rendement varie en fonction de la justesse des achats et des ventes. Si vous pouvez faire un +10%, vous pouvez aussi faire un -5 : en la matière, il n’y a pas de règles et aucun profit n’est garantie. Où plutôt si : la seule règle étant que rien n’est fixé par avance.

Le risque est toujours latent en bourse et l’épée de Damoclès oscille au dessus de la tête des investisseurs. Si vous souhaitez vous occuper de rien, il est possible d’opter pour la gestion sous mandat proposée par votre banque ou votre assureur. C’est donc elle ou lui qui fera les arbitrages et prendra les décisions, en fonction du mandat que vous lui avez confié.

N’oubliez que sur chaque opération vous aurez aussi des frais de courtage à payer. Certaines banques vous offre la gratuité pour un nombre défini d’opérations à l’ouverture. Renseignez-vous.

PEL


Sa popularité ne se dément pas, malgré une baisse des rendements conséquentes en quelques années. Il s’ouvre donc encore beaucoup de comptes épargne logement, et il n’existe pas un conseiller bancaire qui ne le propose pas à ses clients. Son intérêt, même minimisé, existe donc toujours, et quitte à choisir un placement bancaire, c’est souvent vers lui qu’on se dirige.

Pourtant, ses avantages sont moindres, en particulier celui lié au crédit à taux réduit lors d’un achat immobilier. Les taux ont tellement baissés que le prêt principal proposé par la banque est souvent à un taux inférieur que celui obtenu grâce à son PEL, et qui est censé être bonifié.

PEL 2016

L’épargne logement ne mérite pourtant pas d’être délaissé, car la rémunération est toujours de 1%. Et le taux d’ouverture reste valable tout au long de la vie du plan, avantage non négligeable quand on voit les différents taux des placements bancaires garantis baisser semestre après semestre. Attention tout de même aux cotisations sociales, qui viennent plomber l’idée que l’on peut se faire du rendement.

Le PEL, bientôt plus populaire que l’assurance vie?

On se dirige vers cela, les cadres ayant une affection toute particulière pour le plan épargne logement, avec dans l’idée de devenir propriétaire un jour. Car avec l’assurance vie, c’est le seul placement à moyen terme garanti valant le déplacement, au niveau des intérêts et de la fiscalité.

Les super livrets


De là à mettre sa cape de super héros, il n’y a qu’un pas. Il faut toutefois regarder les offres promotionnelles de près pour en profiter du mieux possible et ainsi réaliser un placement judicieux. Car les banques en ligne (qui sont maintenant complètement entrées dans les moeurs) ont de quoi séduire ceux qui recherchent une nouvelle façon de placer les économies, sans prendre le risque de perdre du capital.

Elle enchaîne les promotions alléchantes comme les perles, proposant plusieurs mois à un taux boosté (jusqu’à 3%), un plafond sans limites (contrairement au livret A) ou une prime d’ouverture.

super livret 2016

A court terme, on fait difficilement mieux. Ceux qui ont du temps à perdre peuvent s’amuser à sauter d’une offre à l’autre pour profiter de toutes les promos. Attention toutefois, les banques qui ont compris ce petit jeu imposent souvent de garder son super livret 1 an au risque de devoir rembourser les intérêts supplémentaires versés par rapport au taux nominal brut normal.

Les taux promotionnels reviennent

On les avait perdu de vue pendant quelques mois, mais sous l’influence des nouveaux acteurs du secteur bancaire, ils sont de nouveau agressifs, et ce sont les consommateurs qui en profitent, à condition d’avoir un peu d’argent de côté à placer. On pense au livret Zesto de la RSI Banque, au Distingo de la banque PSA, à celui de Boursorama ou de BforBank.

Notre conseil reste toutefois de se diversifier pour ne pas se faire surprendre par le marché, et de surveiller de près ses économies, même si elles ne risquent pas de déborder comme le lait sur le feu.