Quelles actions acheter: faut-il miser sur la bourse chinoise (conseils et prévisions) ?

Quand on pense à la Chine, on évoque rarement sa bourse. Pourtant, il y a encore quelques bons plans d’entreprises sous-cotées avec un gros potentiel à l’international. Les conseils boursiers en parlent rarement, pourtant les prévisions, malgré un ralentissement de la croissance intérieur sont bonnes. Reste à connaître les meilleures actions afin de ne pas se tromper.

Gardez tout de même à l’esprit que nous sommes ici dans un secteur où rien n’est joué d’avance. Si le risque vous effraie, ouvrez un livret A.


Les prévisions boursières


Les cours de la bourse de Shanghai continuent de monter, faisant fi de l’économie qui stagne. Car le gouvernement, bien conscient d’être scruté par le monde entier, soutien les entreprises via sa banque centrale et la baisse des taux directeurs.

Ainsi, l’indice chinois, le Shanghai Composite monte, bien décidé à rejoindre les sommets atteints dans un passé proche. Cela veut-il dire qu’il faille acheter et suivre le mouvement ? Non si on écoute les conseils boursiers de Warren Buffet, l’empereur des places financières : acheter quand ça baisse et vendre quand ça monte.


Les fonds ne s’y trompent pas

Pour qui cherche les valeurs boursières à acheter, la Chine reste un eldorado, comparée aux actions américaines et européennes, dont beaucoup ont déjà atteins le seuil critique par rapport à leur valorisation. Car on reste ici sur des objectifs de croissance élevés, au dessus de 5%. Qui peut en dire autant hormis les pays émergeants ?

D’abord les grandes banques qui conseillent à leurs clients de surpondérer (augmenter les lignes de son portefeuille) sur les actions chinoises. Ensuite les courtiers, qui permettent aux particuliers de manger eux aussi une part du gâteau. à condition d’avoir la licence d’investisseur institutionnel qualifié en devises chinoises. Il faut donc bien choisir son courtier, en s’assurant que celui-ci a une licence pour opérer à Hong-Kong.


Sur quelle action investir ?


Pour éviter de se tromper, mieux vaut passer par un fonds, où les risques seront répartis entre les différents titres détenus en portefeuille. Car d’un jour à l’autre, la volatilité peut faire de se retrouver à -5% ou à +5%, les chinois ne faisant pas dans la demi-mesure quand il s’agit de spéculer.

Il faut donc choisir les bonnes actions, en ne les payant pas plus cher que ce qu’elles valent. Et les fonds sont les mieux informés pour juger de cette valeur plancher et des secteurs où il faut investir, en particulier ceux en pleine réforme : l’écologie, la santé, l’assurance-vie, l’équipement, l’automobile.

Miser sur le futur

Mais là où il y a le plus d’argent à gagner, c’est avec les promesses d’avenir radieux de sociétés qui n’ont pas encore exprimées tout leur potentiel.

C’est le cas de l’aéroport de la capitale chinoise dont le trafic va exploser avec l’ouverture prochaine d’un parc Disney, et plus généralement de sociétés qui ont une grosse trésorerie comparée à leur capitalisation boursière, où de celles qui affichent une croissance supérieure à 10%.

La Chine a faim, est-elle en train de racheter l’Europe


actions chinoisesOn parle beaucoup des pays du Golf, et plus généralement du Qatar, qui achète de l’immobilier de luxe à Paris ou des clubs de football. Le PSG est même devenu une vitrine pour l’émirat. Mais les chinois, même s’ils sont plus discrets pratiquent cette même politique d’investissements à outrance dans les pays étrangers.

Ils sont ainsi présents là où on ne les attend pas forcément : dans le sport. La dernière acquisition en date : 20% de l’Atlético Madrid par le groupe Wanda Madrid Investment pour un peu moins de 50 millions d’euros. En échange de cet argent, le club espagnol doit jouer le jeu et former des jeunes chinois et aller faire des matchs d’exhibition sur place chaque année histoire que l’investisseur rentre dans ses sous.

Les grandes entreprises n’y échappent pas

Si le football est aussi une opération marketing, le sport n’est pas le seul objectif des grands groupes chinois qui investissent aussi dans les entreprise européennes ayant un passé, une renommée et du savoir faire, comme l’italien Pirelli. Et la bourse aime ces prises de capital car la valeur des actions des sociétés visées augmente presque systématiquement.


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Plus près de chez nous : l’exemple du Club Med

Le combat de coqs a duré plusieurs mois, entre les 2 candidats au rachat des célèbres clubs de vacances : un italien d’un côté, et un chinois de l’autre, le groupe Fosun.

Le jeu consistant à racheter les actions en proposant toujours un peu mieux que son concurrent aux actionnaires, qui sont les grands vainqueurs de cette confrontation, vendant leurs titres à un prix dont ils n’avaient jamais osé rêver.

Et même si l’italien Bonomi a vaillamment résisté, la puissance de son concurrent laissait quand même présager cette fin inéluctable, le plus gros portefeuille sachant toujours se montrer patient pour obtenir ce qu’il veut. Car les villages club déjà implantés en Chine cartonnent, il y aura donc bientôt toujours plus de soleil et de nanas en orient dans une version haut de gamme.

Et celui de l’aéroport de Toulouse

Les entreprises françaises sont appelées à devenir de plus en plus chinoises, c’est la mondialisation, il faut s’y habituer, surtout si elles connaissent de grosses difficultés.

Et Toulouse Blagnac n’y a pas échappé, en cédant la moitié de son capital de cette façon là. Le pire, c’est que le vendeur n’est autre que l’état himself, qui n’a pas retenu les offres françaises. Les moyens financiers et les objectifs de développement ne jouaient pas dans la même cour.

On imagine la tête des syndicats quand ils ont été informés de la transaction à venir. Et ce n’est pas les 0,1% de plus que possèdent toujours l’état et les collectivités locales qui vont changer l’impression générale d’une privatisation, même si dans les faits, il reste l’actionnaire majoritaire. Car rien ne nous dit que cela tiendra, et que dans 3 ans, l’option d’achat supplémentaire ne soit pas levée.

Les entreprises chinoises qui vont cartonner


Allez, on vous annonce la couleur, même si rien n’est gagné d’avance dans ce monde où tout est ultra concurrentiel.

Xiaomi, le futur Apple ?

Parce qu’il n’y a pas que l’iPhone et le Samsung Galaxy dans la vie des smartphones, Xiaomi conquiert petit à petit des parts de marché. Le constructeur de téléphones a d’abord commencé par son pays, puis par son continent, avant d’avancer maintenant à grands pas sur des marchés qui étaient actuellement la chasse gardée d’Apple.

A quand son arrivée aux US et en Europe ? Ce jour là, pas de doute, l’action explosera, et il faudra être prêt à dégainer. Charge à lui de savoir s’imposer et de faire avec les brevets déjà existant dans ces parties du monde.


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Les perspectives

investissement chineIl ne lui a fallut que 5 ans pour être derrière les deux géants en terme de vente. Chaque année, son CA double, ainsi que sa part de marché en Asie, cela ne vous rappelle rien ? Ces millions de smartphone en font un numéro 1 en devenir, même si la marche qui le sépare de la marque à la pomme est encore très haute, surtout depuis le succès relatif de l’Apple Watch.

Car Xiaomi joue sur tous les tableaux : un design épuré, très proche de ce qui se fait outre atlantique (il se dit même qu’il copie pas mal), et des prix bas. Résultat : les jeunes s’y ruent. Et là où on aurait pu penser que le succès allait le cantonner aux téléphones.

Il n’en ait rien. Tout ce qui est connecté l’intéresse, et il y met les moyens en recrutant les meilleurs ingénieurs comme certains anciens de chez Google.

Création d’un très gros fonds d’investissement dans les start up


C’est la clé pour continuer à progresser. Chaque jour, il faut inventer des choses nouvelles. La chine ne se contente pas de ses acquis. Elle le sait, et elle sait faire dans les start-up. Rappelez vous les récents succès boursiers d’Ali Baba et du moteur de recherche Baidu.

Et pour assurer des lendemains prometteurs, le gouvernement y met les moyens, en créant un fonds dédié de plusieurs milliards de dollars, ouvert aussi aux investisseurs privés. Ce capital risque va aider les jeunes entreprises à développer leurs idées, avant une mise sur le marché, elles qui manquaient jusqu’à maintenant des financements suffisants pour le faire.

Dans ce domaine, la France, pour une fois, n’est pas en reste, même si elle ne peut investir qu’à la hauteur de ses moyens (un peu plus de 600 millions pour le fonds national d’amorçage géré par la BPI).

Comme toujours avec la bourse, il s’agit de miser, et donc de prendre un risque, ce qui n’empêche pas de couvrir ses arrières avec d’autres placements qui seront, eux, garantis.


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